La pose des prothèses et la réduction mammaire sont des opérations esthétiques régulièrement pratiquées en France. C’est d’ailleurs une tendance bien ancrée qu’il ne faudrait pas négliger au moment de parler de l’allaitement maternel. Pour les femmes ayant subi ce type d’interventions, qu’en est-il de leurs projets d’allaitement ? Voici ce qu’il faut en savoir.

Une opération par l’auréole compromet l’allaitement

Dans l’absolu, l’allaitement est toujours possible après avoir subi une réduction mammaire ou lorsqu’on dispose de prothèses. Cependant, tout dépend de la technique qui a été utilisée lors de l’opération. En effet, pour des raisons esthétiques, certains chirurgiens privilégient les opérations par l’aréole pour une réduction ou une augmentation mammaire. Même si les résultats sont impressionnants sur le plan esthétique, les nerfs reliant l’aréole et le cerveau sont ainsi sectionnés. Or, pour qu’il y ait sécrétion de lait, il faudrait que le cerveau reçoive la bonne information. Il est toutefois possible que les nerfs se reconnectent, facilitant ainsi la production de lait. Mais dans la plupart des cas, ce dysfonctionnement est irréversible. Il est par ailleurs possible que les canaux lactifères soient sectionnés lors de l’opération. Bien qu’il soit possible que cela repousse, il peut arriver que cela disparaisse rendant l’allaitement impossible.

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Le risque de l’engorgement

Lorsqu’il s’agit d’une pose de prothèses, il faut être particulièrement attentive avant d’allaiter. En effet, il y’a beaucoup moins de place dans le sein et ceci peut engendrer un éclatement du tissu mammaire. Dès lors, une augmentation en chirurgie mammaire peut causer des complications en cas de grossesse, surtout lorsque le liquide sécrété par la glande mammaire des premiers jours suivants. Les praticiens conseillent d’appliquer de la glace sur la poitrine dès le troisième jour après l’intervention. C’est un peu comme lorsque vous vous tordez la cheville. Y mettre de la glace permet de faire désenfler le gonflement.

Des tissus en moins, une faible lactation

La réduction mammaire présente un inconvénient non négligeable : la réduction des tissus mammaires. Du coup, en cas de réduction mammaire, il se peut que le sein ne dispose plus de suffisamment de tissus pour réaliser le premier allaitement. Il est important de parler du premier allaitement, car cela permet de stimuler ce tissu pour une production de lait normale. Dans le cas d’une réduction mammaire, cela devient difficile surtout avec le premier enfant. Le plus souvent, ce n’est pas le cas avec le second enfant.

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